Partager l'article ! Vamos a la playa... ou pas: Nous voilà fin prêtes à aller à la plage. J'appelle Razi pour qu'il nous embarque dans son rickshaw sur ...
MALABAR
Saheliya
मलाबार
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Nous voilà fin prêtes à aller à la plage.
J'appelle Razi pour qu'il nous embarque dans son rickshaw sur le ferry, cap du Cherai Beach et notre petite plage perso...
On arrive au débarcadère.
Un calme étrange règne. Pas de files de voitures, de motos, camions, rickshaws et autres véhicules...
Etrange autant que préoccupant.
J'avise "Le roi du bitume", le nom de la moto de Momo.
Nous montons à Fort View pour avoir quelques explications, et là, cet imbécile nous annonce en se marrant que le ferry est arrêté pour 10 jours pour cause de travaux sur la jetée et que ça fait déjà 5 jours que le ferry ne fonctionne plus.
Je crois que je l'ai tapé.
J'en suis même sûre.
- Mais t'es con ou quoi ? Hier, on a dit qu'on allait à Cherai, on t'a même proposé de venir. Et t'as pas été foutu de nous dire qu'il y avait pas de ferry ?
- Désolé. J'ai oublié.
Là, j'ai dû le retaper pour faire bonne mesure.
Après, il nous fallait trouver une solution.
Prendre le pont. Pour cela, il faut se taper une heure et demie de route pour aller prendre le pont à Ernakulam qui arrive à genre à 500 mètres de la jetée de Vypeen, et ensuite se taper les 3/4 d'heure de route. On oublie.
Ensuite, on peut prendre le bateau "piétons". Et à l'arrivée, prendre soit un bus soit un rickshaw.
Bon, les rickshaw, une fois qu'on est pris en otage sur l'île, ils doivent faire leurs prix.
Et les bus, je les ai vus à l'oeuvre, ils roulent à tombeau ouvert. Très peu pour moi...
C'était sans compter que j'étais avec deux jeunettes qui n'ont pas froid aux yeux... Donc, ce sera le bus.
On embarque sur le bateau, et on grimpe dans un bus bondé. On est debout, bien sûr. La galanterie n'est pas encore arrivée jusqu'en Inde. On voit des grosses feignasses de mecs avachis confortablement sur leur siège pendant que de frêles grand-mères tentent de garder l'équilibre...
Mission impossible pour le contrôleur de passer de l'avant à l'arrière du bus pour encaisser. Mais ça le démonte pas de nous écraser les pieds pour
passer...
J'ai d'ailleurs, au premier coup de frein, valdingué dans l'allée et j'ai fait toute la longueur du couloir en essayant de me rattraper à Aurore, qui s'est rattrapée à Emeline, qui... Bref ! J'ai fait marrer tout le bus...
Au bout d'une demi-heure, un siège s'est libéré. Et le gentleman qui allait s'asseoir m'a quand même fait signe qu'il me laissait la place. Incredible India !
Les filles ont trouvé aussi des sièges.
On se trouve un rickshaw pas cher.
Et en guise de notre petite plage privative, on se retrouve sur la plage de Cherai. Il y a quelques personnes...
On s'installe dans un petit resto, pieds dans le sable pour manger des calamars grillés.
Puis on va se baigner.
On avise quatre mec en train de dessiner des trucs dans le sable. Effacer, recommencer... On se rend compte qu'ils essaient d'écrire un prénom. Puis de dessiner un coeur...
Je me dis qu'il est temps d'aller à la rescousse.
Hé, les gars, un souci avec le coeur ?
Oui, je voudrais écrire Hari aime Neeraja. Je m'appelle Hari et c'est ma petite amie.
Trop mignons, les quatre...
Je dessine sur le sable en grand Hari, un gros coeur et Neeraja. Ils sont ravis. Séance photo avec le portable pour envoyer à la chérie.
Le tout sous le regard curieux d'un badaud... So Indian attitude....
Et on décide de retourner par la plage au stand des rickshaws...
Grand bien nous en a pris. La foule a grossi.
On voit des hordes d'écoliers encadrés par les maîtresses.
Des gros dadais jouer au foot dans le sable, l'eau, etc.
Des groupes de filles se baignant en groupe toute habillées, normal.
Et puis soudain, surgie de nulle part, une nana vient nous demander de faire une photo. Ah mais, non, c'est nous qu'elle veut prendre en photo. En 2 secondes chrono, on se retrouve entourées par des gens qui veulent tous être sur la photo avec nous. Et puis, c'est le ballet de ceux qui veulent aussi prendre une photo avec leur appareil, etc.
Bref, on pose, on papote, on s'enlace pour les photos entre femmes...
Je vois Hari qui passe par là avec ses copains. Je le hèle !
Hari ! Prends mon appareil et fais des photos de nous tous.
Et c'est comme ça que nous aussi, on a une photo de toute la clique...
On se fait vite des amis, ici...
On a trouvé un rickshaw pour nous ramener au ferry... sublime. Tout neuf, archi customisé (des petites lumières clignotaient au plafond quand il
freinait) super confortable, le pied, par rapport à l'allée...
Et puis on est allées dîner chez Anish. Sauf que pendant que j'étais à Chennai, Anish il a largué le resto et maintenant, il s'occupe du homestay à deux pas de la maison, au-dessus de mon pressing à saris...
Eh ben, bouffe dégueulasse. Et en plus, on avait le pasteur de l'église de la Petite Fleur qui a tenté à plusieurs reprises de nous tenir la jambe... en nous parlant de Sarkozy.
Autant vous dire qu'on a un peu éludé...